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Allez viens on commence à vivre demain ?

Que cherchons-nous ?

L’argent ?
Nous n’en aurons jamais assez alors balançons cette idée le plus loin possible et ne faisons jamais le lien entre accomplissement personnel et un zéro additionnel sur notre compte bancaire.

Du temps ?
Nous passons à coté justement, nous attendons un idéal de vie qui arriverait comme ça par magie, pire nous le gaspillons, nous passons plus de temps à attendre irrésistiblement le nombre de likes grimper sur Instagram que nous l’avons fait lorsque nous avons contemplé le paysage qui vient justement d’être posté.

Tout change, tout évolue. Mais doit-on se contenter de rester les lèvres anesthésiées par la peur d’enrayer la roue que nous regardons inlassablement tourner ? Celle la même que nous espérons un jour voir ralentir, et dont nous épiloguons dessus chaque matin à la même heure devant la machine à café avec ce même refrain sur la théorie de l’accélération du temps avec toujours ces deux ou trois mêmes phrases que nous ressortons après avoir essoré le sujet les 364 jours derniers.

On parle beaucoup du transfert de la machine au profit de l’humain et je crois qu’à force de l’entendre nous nous sommes auto-programmés, inconsciemment je l’espère. Nous avançons par automatisme avide de sensations pour casser cette routine de vie absente de sentiment.

                                                                            (Credit by unsplash)

Le pouvoir de l’intention.

Nos plus grandes frayeurs proviennent de nos peurs anticipées.

Et si on arrêtait simplement de construire notre futur à partir des mauvaises images du passé ?

Nous avons vécu dans un modèle de vie linéaire, où le succès se mesure trop souvent aux mètres carrés de notre appartement ou au nombre de semaines de vacances que l’on pourra se payer cette année.

Notre esprit est pollué de futilités. Nous pensons à demain tout en oubliant aujourd’hui mais en se focalisant sur hier. Drôle de casse tête dont un être humain normalement constitué est incapable d’en dénuer le fil.

Quelle drôle d’idée de vivre aujourd’hui de toute manière… Si je vous demandais de penser à cinq News qui font l’actualité, combien d’entre-elles seraient positives ? …

On nous pousse à penser «c’était mieux hier», «on ira mieux demain»… pour qu’elle raison aujourd’hui est devenu un concept abstrait ?

À chaque jour suffit sa peine. La Bible

La réponse est simple, si l’on veut fuir quelque chose on l’ignore, on l’oublie. Alors contrairement à un cerveau d’enfant, le présent ne nous paraît plus si plaisant. Pourtant lorsqu’il s’agit de changer de vie, stopper une mauvaise habitude, monter un projet nous devons penser «instant présent». Nous devons nous réapproprier cette notion du temps. Pour cela, il faut comprendre que profiter de l’instant présent n’a pas qu’une connotation de plaisir. Il signifie comprendre son environnement, apprécier ce que l’on a, planter aujourd’hui pour en cueillir les résultats demain. Il ne s’agit pas de fuir les épreuves mais d’en comprendre leurs finalités : l’augmentation de la vertue, de l’expérience, de la persévérance.

We are creatures of instant gratification and short-term thinking, we start thinking about all of the things we need to do, and how long it will take us, until we achieve our goal. Article

Nous devons réapprendre à être focus sur nos émotions dans une situation donnée. L’analogie du voyage et de la caméra de Tony Robbins peut vous permettre de mieux comprendre.

Tous ceux qui ont l’habitude de voyager le savent, dormir dans l’aéroport, perdre ses bagages, se retrouver dans un hôtel où la douche se prend en collectivité s’oppose à etre invité à partager le repas d’un habitant rencontré quelques heures plus tôt, se voir couper le souffle par la beauté d’un paysage… ce sont deux réalités bien différentes imbriquées parfois dans le même voyage.

Mais quel souvenir restera sur le film de votre caméra ?
…Vous connaissez déjà la réponse.

Nous ne captons que ce qui nous a fait vibrer, vivre un instant mémorable. Et la raison pour laquelle nous arrivons à une telle différence entre la réalité d’un voyage et ce qui restera sur la pellicule réside dans le fait que lorsque nous filmons nous restons concentrer sur l’essentiel, le possitif, l’émotionnel. Chaque situation de votre vie peut ressembler à l’instant capté sur votre caméra, il suffit simplement de comprendre l’instant.

Autant vos peurs incessantes sont celles de mortels, autant vos désirs incessants sont ceux d’immortels.

On fait ses plans pour la retraite, comme si la planification était un devoir raisonnable face à l’irresponsabilité de notre comportement à refuser de vivre au présent.

N’est-ce pas un étrange retard que de commencer à vivre juste quand on doit finir? «De La brièveté de la vie», Senèque.

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